Plélauff vient du breton "ploe" (paroisse) et "lann" (ermitage). La paroisse de Plélauff revendique l'honneur
d'avoir vu naître saint Melaine (voir "Histoire de Bretagne" d'Argentré). Saint Melaine naquit le 6 janvier 442
(d'autres disent 454 et 485) dans un manoir qui n'existe plus depuis longtemps mais dans la tradition
désigne l'emplacement près du bois de Saint-Melaine. Saint Melaine fut sacré évêque de Rennes en 598.
Plélauff est une ancienne paroisse
primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Plélauff,

ceux de Lescouët-Gouarec, Mellionnec et Perret.
Plélauff est, dès 1283, une paroisse du diocèse de Vannes (Mor., Pr. I, 1068). Plélauff est uni à
Lescouët de 1493 jusqu'au XVIème siècle. Certains lieux-dits tels que Mouster (noté Moester en 1289)
et la chapelle Sainte-Croix semblent révéler la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

L'église Saint-Pierre (1859). L'église est bénite le 27 novembre 1859. On y trouve encastrée une pierre
portant la date de 1646 et provenant de l'ancienne église ;
La chapelle Notre-Dame de la
Croix ou Chapelle Sainte-Croix (vers 1485), restaurée et reconstruite

en 1833 et en 1896. Le chevet date de 1833. Le jubé et la
poutre de gloire datent du XVIème siècle.
Cette chapelle aurait été édifiée, dit-on, en utilisant des pierres du château de Coatrivallan (ou Coat-Rivalen), aujourd'hui disparu ;
la chapelle Saint-Melaine (XVIIème siècle) ;
la croix de Kernivinen (XVIIème siècle) ;
la croix de Croaz-ar-Raden (XVIIIème siècle) ;
le manoir de la Villeneuve (XVIème siècle). Le portail date du XVIIème siècle. En 1780, le château a appartenu à la famille de Kerdaniel ;
l'ancien presbytère (1769) ;
les maisons du Roscoët (XVIème siècle), Coat-Rivalen (XVIème siècle), Kerauter (XVIIème siècle), du bourg (XVIIème siècle), au Guendol (XVIIème siècle) ;
Aujourd'hui Plelauff est une charmante bourgade centre bretonne de 700 habitants. Située au bord du canal de Nantes à Brest, son calme n'a d'égal que sa douceur de vivre.
Plélauff