Le canal relie comme son nom l'indique Nantes à Brest. C'est
en 1804 que NAPOLEON lance ce chantier qui doit permettre le désenclavement de
la Bretagne intérieure et aussi de parer à un éventuel blocus du port de Brest
par la marine anglaise. Le canal permettra donc à partir du port de Nantes et
par la Loire de ravitailler la Bretagne intérieure et la pointe Bretagne en
vivres, denrées, matériaux de constructions, etc.
Pour l'époque les travaux sont colossaux:
236 écluses permettant le franchissement d’un
dénivelé de 555 mètres sont construites. Huit cours d’eau sont canalisés pour
l’alimenter . Au total, près de 600 kilomètres de voies sont crées. A Glomel
(20 km des
yourtes) se trouve "la grande tranchée" creusée pour faire la jonction entre le Blavet et l'Aulne.
Imaginez une tranchée de 3 km profonde par endroit de 23 m creusée à la pelle
et à la pioche! Il est fait appel aux déserteurs des armées napoléoniennes
pour mener à bien cette entreprise
gigantesque. Un camp de bagnards est construit, il sera ravagé par le choléra
en 1834.
En 1842 les travaux sont achevés et la navigation commence.
Les bateaux sont tirés par des chevaux puis après la 1ère guerre mondiale le
moteur fait son apparition et les chevaux disparaissent.
2 événements viendront écourter l'exploitation commerciale du canal, l'arrivée du chemin de fer vers 1870 qui allait plus vite et plus loin et la construction en 1920 d'un barrage hydroélectrique à Guerlédan qui à donné naissance au plus grand lac artificiel de Bretagne.
Aujourd’hui, il permet la découverte d'un pays merveilleux et secret aux
cyclistes et randonneurs.

C'était au début de ce siècle..!
Ordonnance du Préfet Rault, de Rennes, réglementant la circulation des vélocipèdes sur le chemin de halage du canal :
La circulation des vélocipèdes est tolérée aux risques et périls des cyclistes.
Sauf autorisation spéciale, elle est interdite pendant la nuit, entre le coucher et le lever du soleil (sic...).
Elle doit être réduite à la vitesse d'un homme au pas aux abords des écluses, des ponts et passerelles, aux tournants brusques, et en général sur tous les points où la vue du chemin dans le sens du mouvement est masquée par un obstacle en tout ou partie.
Le vélocipédiste, à la rencontre des chevaux de halage marchant dans le même sens que lui ou en sens inverse, doit s'effacer, et laisser le champ libre.
Il doit s'arrêter, mettre pied à terre, et conduire sa machine à la main toutes les fois qu'il pourra troubler par son passage une opération quelconque de navigation.
La circulation reste rigoureusement interdite pour les vélocipèdes et machines analogues munies d'un moteur.
Le canal de
Nantes à Brest